Ficelés les uns aux autres le coworking version la Cordée !

La caravane s’intèresse cette foi-ci à un nouvel espace de coworking La Cordée situé dans la région lyonnaise, c’est Julie co-fondatrice de l’espace qui répond à nos questions.

N-N : Bonjour ! Pourriez-vous commencer par présenter l’équipe de La Cordée en quelques mots, et nous expliquer comment l’idée de monter un espace de coworking vous est venue ?

J-P : Bonjour ! Nous sommes deux amis à la base et avons étudié ensemble. L’idée nous est venue tout naturellement après plusieurs heures/jours/mois de travail partagés entre notre chambre, une colocation, une table dans un café… Nous nous sommes dit que c’était dommage qu’il n’existe pas de lieu spécialement dédié au travail, ouvert à tous.
N-N : Comment vous est venu le terme La Cordée?

J-P : Nous cherchions un terme qui signifie bien le lien et l’entraide que nous voulons promouvoir entre les membres, et plutôt un terme francophone. Et puis on est un petit peu beaucoup amateurs d’escalade ! Nous avons pensé à « La Cordée » un peu comme une blague, puis le terme s’est imposé à nous. Nous aimons l’importance que ce nom donne à l’entraide et l’impact qu’il laisse dans l’esprit des gens.

N-N : Comment avez-vous trouvé l’espace, et financé l’achat ou la location? Quel modèle économique souhaitez-vous mettre en place?

J-P : Nous avons trouvé l’espace somme toute assez rapidement, nous avons de la chance car le marché de la location de bureaux à Lyon est plutôt intéressant. Ce n’est pas tant la location mais l’aménagement de l’espace qu’il a fallu financer et pour cela nous avons mis de l’argent au capital, complété par un prêt bancaire.

Nous sommes une entreprise et, tout en suivant nos valeurs et notre éthique, nous avons vocation à être rentable, car cette rentabilité nous donnera la possibilité de développer cette belle cause qu’est le coworking, et tous les services auxquels nous pensons, ainsi que de créer plusieurs espaces, pour propager ces valeurs.

N-N : Quelles sont les principales difficultés que vous avez rencontrées dans la phase de mise en place du projet? Quels soutiens vous ont été utiles? Quels conseils donneriez-vous aux autres coworking qui voudraient se lancer?

J-P : La principale difficulté a été de financer le début du projet et de trouver le local. Par ailleurs, nous n’avons aucun informaticien ou technicien dans l’équipe, et souvent des questions se sont posées à ce niveau-là. Heureusement, nous avons pu compter sur des amis et le réseau d’anciens de notre école qui a été d’une grande aide sur ces aspects.

Aux autres personnes qui voudraient se lancer dans le coworking, nous leur conseillerions de bien réfléchir au modèle économique qu’ils veulent mettre en place. Créons-nous une association, une SCOP, une entreprise ? Pour quelles raisons ? Ce type de projet rencontre généralement un écho favorable donc ne pas hésiter à en parler ! La communauté du coworking en France est très ouverte et accompagne les porteurs de nouveaux projets. Et nous serons tous les deux toujours là pour aider des créateurs d’espace !

N-N : On comprend bien l’idée de ficeler tout le monde ensemble pour créer une communauté resserrée – cela veut-il dire que l’aspect collaboratif sera mis en avant de façon très forte au sein de l’espace? Quel esprit voulez-vous insuffler à l’espace?

J-P : Effectivement, c’est quelque chose qui nous tient beaucoup à cœur ! L’aspect collaboratif, l’entraide en général seront beaucoup mis en avant dans l’espace de différentes manières. Nous voulons que les personnes qui viennent chez nous s’inscrivent dans une logique de « je prends et je reçois ». Nous faisons tout pour diversifier au maximum les profils des personnes qui viennent travailler à La Cordée, afin de favoriser les échanges constructifs et afin que chaque besoin en service ou en conseil trouve sa réponse au sein même de l’espace.

N-N : Pour continuer sur cet aspect collaboratif, qu’avez-vous prévu en terme d’animation du lieu et de la communauté (formels – évènements, rencontres, présentations de projets, ou informels – apéros avec vin à la ficelle par exemple? :)) ?

J-P : Des événements y seront spécifiquement consacrés : réunions informelles où l’on fait part de ses soucis/difficultés, rencontres entre porteurs et chercheurs de projets, conférences/formation sur des thèmes choisis par les membres. Nous attendons beaucoup du retour de nos premiers abonnés pour formaliser cela un peu plus. Et nous ne manquerons pas également d’organiser des événements informels mettant à profit les vignobles/montagnes/falaises/cours d’eau/parcs et bars aux alentours J.

Un tableau noir est également là pour poser toutes les questions qui peuvent venir à l’esprit de nos membres, comme : « je ne sais pas faire un sommaire sous Word – quelqu’un peut m’aider ? » ou encore « quelqu’un est intéressé par un aller-retour à IKEA demain ? ».

Aucun poste n’est fixe ce qui favorise la rencontre de nouvelles personnes, et l’espace détente, avec thé et café, est une invitation à la discussion et au partage.

Nous réfléchissons également à la mise en place d’outils de travail collaboratif et d’une plateforme Internet d’échange.

N-N : Comment avez-vous reparti les rôles au sein de l’équipe (animation, administratif, commercial, communication…) ?

J-P : Nous sommes deux et avons séparé nos tâches de la manière suivante : l’un (Michael) est plus tourné vers l’extérieur, à la recherche de nouveaux membres et de nouveaux espaces, une main tendue vers les partenaires et les médias, tandis que l’autre (Julie) est plutôt tournée vers l’intérieur, vers la gestion des espaces et des membres, l’organisation des événements. Nous nous partageons les autres tâches dans la joie et la bonne humeur !

N-N : Pouvez-vous nous parler un peu plus de l’espace et de la façon dont vous souhaitez accueillir les coworkers – à la journée, au mois, quels prix, places disponibles aujourd’hui, etc. ?

J-P : L’espace est ouvert 24h/24 et 7j/7, et accessible avec un système de badges (bien sûr, nous sommes là aux heures de bureau pour la gestion quotidienne, les abonnements et surtout mettre de l’ambiance). Les abonnements dépendent du nombre d’heures auxquelles on souscrit. Ils vont de 50€ pour 10h par mois à 390€ en illimité, passant par 150€ pour 50h et 250€ pour 100h.

Des accès ponctuels sont aussi possibles mais nous préférons des membres réguliers, bien plus intégrés à la communauté, même s’ils ne viennent que 10 ou 20h par mois.

Il y a dans l’espace autour de 25 places fixes, ce qui nous permettra d’accueillir autour de 70 à 80 travailleurs nomades à temps partiel, suivant les abonnements souscrits.

N-N : Disposez-vous déjà d’un premier noyau de coworkers? Si oui, quels sont leurs profils?  Quel message adresseriez-vous à de potentiels coworkers qui souhaiteraient vous rejoindre?

J-P : Un premier noyau de coworkers est en train de se former mais nous n’en sommes encore qu’au début. Comme voulu, ceux-ci ont des profils très variés : du coach au graphiste, de l’entrepreneur au développeur web.

Aux potentiels coworkers qui voudraient nous rejoindre: Venez nous rencontrer, venez nous apporter votre vision des choses, et surtout, surtout, venez partager !

N-N : Merci beaucoup pour toutes ces informations, nous vous souhaitons une bonne continuation et espérons que plein de coworkers utiliseront cet espace !

La fiche sur neo-nomade ici

Contactez Julie ou Michael pour plus d’info :

27, rue Henri Rolland

69100 Villeurbanne

Tel : 09 51 65 27 82

http://www.la-cordee.net

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