Télétravail, QVT et autres idées reçues sur les nouvelles organisations

En ce jour de neige à Paris, qui ne rêve pas de pratiquer le télétravail plutôt que de risquer de mettre un nez dehors pour s’engouffrer dans des transports bondés ou risquer de passer des heures coincé dans les embouteillages ?

Les aléas météo, tout comme les pics de pollution, peuvent être d’excellents moyens de tester de nouveaux modes d’organisation. Car oui, on entend beaucoup parler de Qualité de Vie au Travail ces derniers.

Télétravail, QVT et autres idées reçues sur les nouvelles organisation

QVT ! Ces trois lettres résonnent de plus en plus souvent aux oreilles des directions RH. Entre les aspirations des nouvelles générations, en attente de réalisations personnelles, et des enjeux législatifs tels que les ordonnances Macron et le Plan de Mobilité, les nouveaux modes d’organisation s’imposent en priorité dans leurs agendas liés à la conduite du changement.

L’équation ne paraît pas si simple pourtant. Comment envisager sereinement la mise en place du télétravail, ou du travail à distance plus généralement ? Les avantages semblent réels du côté des salariés : le gain de temps, la réduction du stress, le confort de travail, la plus grande souplesse et autonomie dans la gestion des projets… Mais face à ces arguments, les craintes du côté des managers demeurent. Manque de productivité, moins bonne dynamique d’équipe, fin de la surveillance systématique, sécurisation des données… Les directions sont parfois frileuses à déployer de nouveaux modes d’organisation.

  • Rien ne sert de lutter, il faut partir à point !

Il faut pourtant se faire une raison : la tendance vers plus de mobilité des salariés, à l’image de la vague emmenée par la transformation digitale des entreprises, ne fera que s’accélérer ces prochains mois et ces prochaines semaines. Des études prédisent que d’ici 2030, 50% des emplois seront télétravaillables.

La question n’est donc plus de savoir comment endiguer le phénomène, mais au contraire comment bien l’accompagner. C’est toute une nouvelle manière de penser qu’il va falloir adopter. A l’image de la relation que l’on a avec des commerciaux partis sur le terrain toute la semaine, il faudra dès le départ instaurer un contrat de confiance. Un contrat de confiance basé sur des objectifs à accomplir plus que sur des heures à occuper…

Où sont alors réellement les freins ? Certainement du côté de la culture des entreprises, en particulier françaises. Comme l’écrit Xavier de Mazenod, fondateur de Zevillage, dans le livre blanc « Coworking : les nouveaux bureaux de l’entreprise » : « Pour que ces nouvelles organisations de travail s’étendent largement, il faudra d’abord en finir avec une culture du présentiel très enracinée dans les mentalités. La mutation engendre une peur de l’explosion des coûts, une peur du manque d’efficacité des salariés, une peur de voir disparaître le rôle de l’encadrement… »

  • Dépasser la peur de l’inconnu

Ce serait donc la peur de l’inconnu qui paralyserait la prise de décision. Pourtant, ce n’est pas parce que l’on n’a jamais expérimenté que c’est forcément négatif.

Quand on parle de nouvelles mobilités du travail, nous sommes dans une même dynamique. Même si les freins persistent, de nombreuses études démontrent l’efficacité de ces modes d’organisation :

  • Les salariés sont en moyenne 12% plus productifs en télétravail qu’au bureau*.
  • 83% des salariés estiment que le travail à distance n’affecte pas la cohésion de l’équipe *. Comme expliquent les auteurs de l’étude : « Les télétravailleurs étant plus concentrés et productifs lorsqu’ils sont à distance, ils font à l’inverse preuve d’une plus grande ouverture / sociabilité quand ils sont au bureau. »
  • Selon une étude de l’Université de Pennsylvanie, le travail à distance contribue à faire évoluer le management en améliorant les relations de confiance entre les salariés et leur supérieur hiérarchique.
  • Dans un sondage Gallup « State of the global workplace », les 3/4 des télétravailleurs considèrent que le télétravail a amélioré leur motivation au travail.

 

  • La folie des glandeurs

Revenons-en au premier point, certainement celui qui inquiète le plus les managers. Croyez-vous vraiment que vos collaborateurs les moins zélés attendront le télétravail pour ne pas travailler ? Soyons honnête : celui qui est manque de motivation et ne veut rien faire, et bien… il le fait déjà chez vous !

Les chiffres cités plus haut attestent une réalité : de nouveaux modes d’organisation sont possibles, plus en phase avec les nouvelles attentes RH, et aussi porteurs de productivité, d’attractivité et d’efficacité pour les salariés et leurs dirigeants. Finalement, le plus dur est sûrement de se lancer, d’oser franchir le pas pour finalement vite adopter la mobilité. C’est ce que pense aussi Xavier de Mazenod, qui résume : « Les directions surestiment beaucoup les difficultés. Dès que l’on passe à une phase de test, cela fonctionne en général très bien, si la mise en place est bien préparée. Et dans ces conditions, aussi bien le management que les salariés y trouvent leur compte. »

Etes-vous prêts ?

Vous l’aurez compris, l’enjeu ne consiste plus à se demander s’il faut ou non élaborer de nouvelles organisations, plus agiles et plus mobiles… Mais plutôt comment le faire ? Car le comment sera la clé du succès de la mise en œuvre. Êtes-vous prêts à vous lancer ? Pour le savoir, nous vous avons préparé chez Neo-nomade un diagnostic pour vous aider à vous poser les bonnes questions : 1… 2… 3… Répondez !

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